CAnCeRiGoLo

14 mai 2012

Toujours l'absence..

Par quel étrange phénomène n'ose t'on plus évoquer JO dans les conversations ?
L'a t'on effacé de sa mémoire ?
Les gens sont ils si mal à l'aise ? A t'on peur de me voir souffrir ?
Souffrent ils eux même lorsqu'elle traverse leurs pensées ?
Serait-ce une forme de pudeur verbale ?
Comment peut-on imaginer que par un simple coup de baguette magique il suffirait de faire abstraction de la mort des uns pour que la vie des autres reprenne son cours remettant chaque chose "à peu près" à sa place ?
Décidement je ne suis pas très optimiste quant aux relations humaines.
Comment cette fille a t'elle pu me rendre si heureux et si malheureux ?
Comment vais je finir de la pleurer ?
Pourquoi nous l'a t'on enlevée ?
Quand vais je la retrouver ?

Elle me manque trop.

Posté par josy32 à 21:25 - Commentaires [13] - Rétroliens [0]


03 mai 2012

l' absence

J'ai beau scruter les étoiles...le ciel reste indifférent et me punit de tant d'amour. Plus de place, trop de monde, prendre la file d'attente, d'autres meurent...plus importants ou plus misérables, plus méritants ou plus exemplaires. Chacun son tour...
Mourir ne fait donc pas briller ! souffrir non plus.
Ton absence n'est pas un vide mais au contraire un trop plein. Un excès de toi qui me consumme doucement... cette séparation me cache l'horizon... mais l'horizon sans toi n'est plus qu'une vague ligne vers laquelle il faut tendre pour se donner l'impression d'avancer.
Il y a des moments ou le manque me submerge parce que tu m'avais tellement intoxiqué qu'aujourd'hui je donnerais ma vie pour te rendre la tienne.
Chaque jour, je me pose un peu pour réfléchir à tout ça, et invariablement je finis par perdre les pédales en me disant que ce n'est pas arrivé, que tu vas apparaître, dans tes pyjamas pourris, au détour d'une porte et mon regard est rivé sur cette porte attendant le miracle...mais tu ne viens pas.
Demain, je t'attendrais à nouveau.
Après demain aussi.
Et tous les jours qu'il me sera donné de vivre..
Et si j'étais sûr de te trouver derrière cette foutue porte, alors je la franchirais sans hésiter pour te retrouver parce que nous n'avions pas fini de nous aimer.
Je sais qu'au travers de ce blog, que tu as voulu, et qui est devenu au fil du temps le déversoir de tes angoisses et un lien pour ne pas sombrer, certains me jugeront de façon définitive : " ce mec n'est pas à la hauteur ", "Il nous gave avec ses états d'âme", " Cancerigolo, est beaucoup moins rigolo !".
Ca m'est égal, bientôt je fermerais ce blog, parce qu'il n'y a pas lieu qu'il te survive mais dans l'intervalle, il aura servi d'éxutoire à la tristesse qui m'accable et aura permis à " Tite Jo " de devenir le réceptacle de la tendresse de tous ceux qui, un jour ou l'autre s'y sont connectés, y ont déposé un message ou simplement éprouvé un peu d'amitié pour toi en le parcourant.       
 
 Tu nous manques. 

Posté par josy32 à 21:48 - Commentaires [13] - Rétroliens [0]

24 avril 2012

pas sommeil..

Mes nuits se remplissent de toi et de mauvais rêves me laissent sans énergie au petit matin. Peu à peu, tu  as colonisé mes pensées et la moindre évocation de ce qui à été, chasse ce présent insipide et me plonge dans un état de tristesse infini. Je réalise seulement aujourd'hui l'ampleur des angoisses et des peurs, qui durant ces deux dernières années ont envahi ton existence. Ton corps aussi à été trahi par ces médicaments qui portaient l'espoir et devaient tuer la bête immonde qui l'habitait. Jour après jour, nous avions pourtant gardé confiance, même s'il est vrai que parfois nous avons sombré si profond dans l'abîme que la noirceur de ce que nous imaginions nous obligeait à revenir à la surface chercher la respiration salvatrice. Tu en ressortais épuisée mais débarrassée pour un temps du doute parasitant qui lui aussi te dévorait de l'intérieur...
Jusqu'à ce que...
Jusqu'à ce que, on te prive encore de l'air de la vie, de la chaleur bienfaisante aussi, et encore d'un sommeil apaisant et réparateur. Ainsi affaiblie, sans armes, tu as continué de "L"'affronter, et malgré tous "ses" assauts, tu pouvais encore saisir nos mains et communiquer ton amour.
Jusqu'à ce que...
Jusqu'à ce que, ton esprit s'égare, tes yeux se ferment, tes forces t'abandonnent et que ta main se relâche.
J'ai compris alors que je t'avais perdue, mais ce n'est que maintenant que çà devient totalement insupportable.
Ici, le jour va bientot se lever pour les vivants, il pleuvra, ou pas, les bruits de la vie vont me distraire un moment, le téléphone sonnera sans doute et je ferais semblant que tout va bien...alors que tout va mal !
J'aurais tellement besoin de toi.            

Posté par josy32 à 05:57 - Commentaires [14] - Rétroliens [0]

13 avril 2012

histoire

Je vais vous raconter une histoire...
Une histoire si belle et si triste que certains douteront qu'elle soit vraie.
Il y a presque 40 ans de cela, nous n'étions encore que des adolescents, Jo et moi fréquentions un "dancing", chacun de notre côté...Nous ne nous connaissions pas. Je vous passe les détails, mais vous livre au passage que c'est elle qui m'a choisi et qu'elle y a mis toute l'énergie que vous lui connaissez.Elle était belle, sportive, un peu garçon manqué et savait sans doute déjà que j'étais celui qui devrait partager sa vie. J'étais con, ébloui, et fier de me sentir à ce point l'objet de son désir. Ça s'est fait.
J'ai fait mon service militaire, j'ai failli mourir d'inquiétude. J'étais loin et enfermé, elle était libre et courtisée. Tout a une fin, même l'apprentissage de la guerre..et lorsque je suis rentré, écoeuré par cette période volée, inutile et parfois destructrice, elle était toujours là..pour moi.
Nous étions si bien ensemble que nous avons décidé de nous marier. Nous avons eu 2 enfants, une fille et un garçon. Stéphanie n' a pas poussée toute seule, il nous a fallu traverser quelques épisodes douloureux, mais ni Jo ni moi n'avons jamais lâché prise et Steph est devenue aujourd'hui ce que personne ne nous encourageait à croire. Florian, lui, est le reflet de sa mère...et je m'ennorgueuillis d'y être un peu pour quelque chose.
Nous avons vécu heureux, vraiment heureux, comme il n'est pas permis de l'imaginer... pendant 40 ans ! Jusqu'au 26 février de cette année à 2h 45 du matin. Cette nuit là restera à tout jamais gravée dans ma mémoire parce qu'elle est la fracture de notre vie, l'instant qui nous invite à prendre conscience que nous sommes mortels, que tout est vain à partir de cette heure, que le bonheur s'évapore, que la chair n'est que chair, que le silence et la solitude feront désormais partie de notre quotidien.
Aujourd'hui, il est probable que mon amour, que je ne savais pas mesurer alors qu'elle était près de moi..aura encore grandi. Il me submerge, me laisse parfois anéanti et j'ose la supplier de moins peupler mes rêves, de partager avec moi cette fabuleuse énergie qu'elle avait de guérir afin de pulvériser des records de bonheur, de me faire le cadeau de sa sagesse et de sa folie, de son altruisme et de sa confiance, de sa gentillesse, de sa tolérance mais aussi de ses révoltes et de ses engagements.
Évidemment, vous qui avez perdu un être cher, pouvez penser que la tristesse et la peine sont universelles et vous ne voyez pas pourquoi notre histoire peut être très différente de la vôtre, en quoi serait elle plus grande et plus belle que la votre ? et vous avez sans doute raison...dans l'absolu !
Mais je suis un peu fou, irrationnel, égoïste et jamais, ô grand jamais, je ne pourrais croire que ma "tite Jo" était comme tout le monde.

 ...et puis comment serai je objectif ?
Elle me manque tellement. 

Posté par josy32 à 15:54 - Commentaires [16] - Rétroliens [0]

03 avril 2012

divaguation..

Lorsque je me rends au cimetière, je regarde cette vaste étendue envahie de granit ou de béton, de plaques et parfois de fleurs. Ceux qui sont rassemblés là me disent : nous étions ex gentils ou mauvais, ex riches ou pauvres, ex heureux ou malheureux, ex jeunes ou vieux, et comme dans le monde des vivants, la nuit, quand les allées sont vides, nous avons à nous côtoyer et nous nous racontons des histoires, celles de notre vie, de nos bonheurs et de nos souffrances aussi....et nous peuplons vos rêves, seul privilège que nous autorise notre statut...et jamais vous ne nous oublierez parce qu'il en est ainsi depuis la nuit des temps... 

Alors, je ne prends pas de somnifère, pour ne pas fermer la porte au cas où elle tenterait de venir se coucher près de moi et me murmurer à l'oreille qu'elle est bien, que je n 'ai pas de soucis à me faire et que nous nous retrouverons bientôt. 

Et puis, je rentre chez moi, "chez nous", et si je croise un souvenir, je pleure du bonheur qui s'y rattache et essaie de me convaincre qu'il n'y a pas lieu d'être triste sur ce qui à été, parce que je n'ai rien perdu de tout cela, au contraire, j'en suis le gardien et c'est ma nourriture du moment.

Pourtant, envers et contre tout, elle me manque.....horriblement.

 

Posté par josy32 à 14:10 - Commentaires [16] - Rétroliens [0]


26 mars 2012

un mois aujourd'hui

Je réecris 100 fois ce que je voudrais dire... et jamais je ne suis satisfait. Alors, je tourne et je vire, je me souviens, je regarde inlassablement ces photos qui m'arrachent des larmes et je croise des gens qui me disent d'avancer, de regarder devant et je répond du mieux que je peux  à Stéphanie qui se voudrait éternelle et qui à un peu de mal à comprendre pourquoi et comment sa mère est "partie".

J'ai toujours cette impression sidérante que tout ce qui arrive n'est pas réel, que c'est le plus long et le plus effroyable cauchemar de notre vie.

J'ai des projets...mais peu enthousiasmants, car sans Jo, ce ne sont que de vagues idées qui m'occupent l'esprit et m'aident à faire semblant..

Tout ça était tellement improbable, tellement injuste, tellement inacceptable que je me demande encore si cela peut avoir un quelconque sens : religieux ou métaphysique.

Florian me dit qu'il ne faut pas attendre de signe...que ce sont Stéphanie et lui qui en sont l'incarnation...par l'amour qu'elle leur à donné et les valeurs qui leur ont été transmises. Il est gentil ce petit, et rassurant mais je suis tellement en manque de certitudes...

...Tellement en manque d'elle aussi.

Posté par josy32 à 15:40 - Commentaires [20] - Rétroliens [0]

18 mars 2012

...

Je ne peux pas dire ma peine, juste dire que c'est une torture immonde et qu'au fur et à mesure que les jours s'additionnent : la douleur enfle...

...et puis ce sentiment étrange lorsque je me surprends à vivre des moments "normaux" où elle n'occupe pas toutes mes pensées, alors que je devrais consacrer tout mon temps à la supplier de revenir, lui dire que la farce n'est pas de bon goût, que le cauchemar a assez duré et que j'ai trop besoin d'elle.

M' a t-elle entendu, avant de mourir, lui chuchoter tout mon amour et lui dire combien elle comptait pour nous ?

Est elle partie rassasiée de tendresse et de reconnaissance pour la place qu'elle tenait dans notre existence ?

A t-elle emporté un peu de moi lorsque sa main a lâché la mienne ?

        Saura t-elle jamais que "notre" histoire n'est pas terminée ?

 

  

 

Posté par josy32 à 23:27 - Commentaires [20] - Rétroliens [0]

14 mars 2012

Pourquoi ?

Elle me manque, elle me manque terriblement. Je n'en peux plus de pleurer ! Je ne veux plus entendre parler de courage, ni des enfants, ni de quoi que ce soit d'autre... Rien ne peut m'apaiser aujourd'hui. Tout me ramène à elle et si c'est douloureux c'est aussi un lien qui doit rester parce qu'elle et moi ce n'était pas de l'amour...mais autre chose, au delà de l'amour, indéfinissable, inaltérable, blindé ...et rien ne devait nous séparer, et la mort n'aurait pas du venir, et en tout cas : pas la sienne ! et il n'y a pas de mots, pas d'amis, pas de famille qui puisse me guérir d'elle et tout le bonheur du monde ne passait que par elle, tout l'argent du monde ne valait rien sans elle, et toutes les fleurs qui couvriront sa tombe ne seront jamais assez colorées, ni assez belles, pour me faire oublier qu'elle est dans ce trou et que moi je suis au soleil et "vivant" et tellement...tellement malheureux.

Vous qui lisez ces mots, dites vous que tout cela existe et ne perdez pas la moindre seconde pour "devenir" heureux.

Demain peut être... il sera déjà trop tard, commencez dès aujourd'hui ! une minute de bonheur vous délivrera de cent heures de routine. Croyez moi, j'ai été privilégié et je connais plus que tout autre son prix...c'est de l'or.

Elle me manque...je l'aime tant !

Posté par josy32 à 14:09 - Commentaires [19] - Rétroliens [0]

07 mars 2012

Les jours d'après..

Si je vous dis que les formalités administratives me bouffent les neurones et m'empêchent de me consacrer aux souvenirs heureux que nous avons vécus...vous allez penser : " Au moins pendant ce temps là, il est occupé et ce n'est pas plus mal ! "

Sauf que je ne ressens aucunement le besoin d'être "occupé". J'aimerais juste faire un pacte avec le Diable, ou le bon Dieu s'il existe...pour qu'elle me revienne. Florian et moi avons passé la moitié de la journée à écrire, mettre sous pli, chercher des adresses pour vous remercier les uns et les autres des marques de sympathie que vous avez témoignés à son égard et au notre. Il fallait le faire. Mais quel monde cruel que ce monde ou les conventions se fichent des sentiments...

Les assurances, les notaires, les impôts, les caisses de maladie et j'en passe...exigent de la rapidité dans les déclarations et nous maintiennent pendant un temps dans l'action. Et après ? Lorsque seront réglés les détails, que va t'il nous tomber sur le crâne ? J'ai un peu peur de l'avenir, il va me falloir une force et une volonté considérable pour avancer. Or, je ne suis pas un vrai modèle du genre...Mon repère, mon phare, c'était un peu Josy, et j'avoue que dans le noir je ne suis pas très doué.

Il va falloir que de là ou elle est, elle m'envoie des signaux pour ne pas que je me perde. Elle peut le faire, elle doit le faire ! sans quoi je ferais construire une cabane au cimetière pour habiter près d'elle...tout près.

 

Posté par josy32 à 23:02 - Commentaires [29] - Rétroliens [0]

03 mars 2012

Voilà..

La mort des gens qu'on aime est une catastrophe.

Pourquoi serait-ce pire pour nous ? Et pourtant...Nous avons l'impression d'avoir été amputé du coeur. En ce qui me concerne, il m'est impossible d'accepter une seule minute de ne pas être lié spirituellement avec celle qui a partagé mon existence. Il s'agit d'un sentiment trouble. Je culpabiliserais facilement s'il m'arrivait d'être distrait trop longtemps. Je sais qu'il faut réagir pour ne pas se noyer...mais c'est tellement difficile et nous étions tellement complices ! Florian est sans doute plus armé et plus lucide mais il n'en est pas moins complètement traumatisé et cela risque de prendre du temps pour marcher droit après un tel choc. Steph est occupée par sa tante en ce moment et n'a pas trop le temps de réaliser. Plus dure sera la chute ?

Je pensais il y a une heure environ au refrain de la chanson révolutionnaire de la résistance chilienne : " El pueblo, unido ! Jàmas sera vencido." et je trouvais que cette simple phrase pouvait trouver une variante du style : " familia, unida ! Jàmas sera vincida." Peut-être devrons nous apprendre par coeur ce cri de guerre pour nous donner du courage et des forces..

Voilà en quelques mots, mes états d'âme du jour. Je suis fatigué.

Posté par josy32 à 22:04 - Commentaires [30] - Rétroliens [0]